Tous les articles par Marian ILIEV

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L’Unité de Recherche « Mondes germaniques et Nord-européens » (UR 1341) est une unité de recherche dont les travaux portent sur l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) et sur les pays nordiques et néerlandophones dans leurs relations à divers espaces culturels proches (Europe centrale, Europe du Nord, de l’Ouest…) ou lointains (Inde, Iran, Japon, Chine…).

Adossée à l’École doctorale des Humanités (ED 520),  l’UR 1341 fait partie des nombreux réseaux de recherche, parmi lequel figure le groupement universitaire trinational « EUCOR – le campus européen » (Bâle, Fribourg en Brisgau, Karlsruhe, Mulhouse, Strasbourg) qui occupe une place privilégiée.

Ainsi, les 20 enseignants chercheurs membres de l’unité collaborent avec des institu­tions scientifiques nationales (CNRS, CIERA, UFA, INHA…) et internationales, particulièrement en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Inde, Iran, Islande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse.

Pour en savoir plus, visitez nos pages dans la rubrique Présentation ou encore la partie Enseignants-chercheurs pour en découvrir plus sur nos membres.

Vous pouvez également visiter les parties consacrées aux revues Recherches Germaniques et Deshima pour en savoir plus.

Colloque international et transdisciplinaire

La dignité du minéral – Cause germanique, cause universelle

Programme (pdf) – français

Die Würde des Minerals  – Ein deutsches und zugleich universelles Anliegen

Programme (pdf) – Deutsch

9-12 mars 2016 / 9.-12. März 2016
  • Maison des Sciences de l’Homme – Alsace
  • Château de Klingenthal, centre de conférences de la Fondation Johann Wolfgang von Goethe (Bâle)
  • Musée de minéralogie de l’Université de Strasbourg

 

A un moment où la question du droit des animaux est posée avec toujours plus d’insistance, où des biologistes découvrent l’aptitude des végétaux à (ré)agir et interagir, s’interroger sur les formes, passées ou présentes, d’antispécisme en faveur des minéraux apparaît comme un exercice logique et sensé, sous réserve qu’on s’en tienne à une démarche historique et scientifique, y compris, ou surtout pour les formes actuelles de charlatanisme « lithophile » (cf. commerce de « minéraux guérisseurs », etc.).

Le titre principal du colloque, qui associe une notion centrale de l’anthropocentrisme traditionnel au plus « bas » et moins « noble » des trois règnes de la nature est conçu pour interpeller.

Le sous-titre qui délimite un premier cercle d’investigation, l’aire prog-mineral FR batWEB-page-001germanophone, correspond à une aire culturelle où le minéral fut manifestement tenu en haute estime, du XVe siècle à nos jours. Giraudoux avait cette conviction d’une Allemagne, particulièrement lithophile, puisque dans Siegfried et le Limousin (1922), il fait dire au personnage principal : « C’est […] un amour physique de la planète, qui nous pousse à aimer la faune et la flore plus que tout autre peuple, […] et aussi à l’aimer (ce qu’elle sent, prodiguant de préférence à nos chimistes et à nos physiciens ses rayons secrets, ses électricités, ses ectoplasmes), dans ses minéraux et ses essences. »

L’ambition du colloque est d’établir la réalité d’une lithophilie germanique, qui constituerait l’envers positif de l’« exploitation » du minéral de temps immémoriaux (préhistoriques et protohistoriques) dans l’espace rhénan et danubien.

Il apparaît assez clairement que les pays germaniques, auxquels les langues européennes doivent tant de désignations de roches, d’éléments chimiques et de minéraux (du gneiss au quartz, du cobalt au nickel, du feldspath à la pechblende…), ont cultivé depuis la fin du Moyen Age par vagues récurrentes l’idée selon laquelle le minéral, ce n’est pas simplement des ressources, mais recouvre peut-être des « entités » dignes d’amour ou, pour user d’une formule moins « sentimentale », dignes de respect.

Trois moments de grande exaltation lithophile sont repérables depuis la fin du Moyen Age.

Le premier, à l’époque du second « rush » sur l’argent dans les monts Métalliques (Erzgebirge), du côté de certains humanistes comme Paul Niavis (v. 1460-1517), ou encore du côté des alchimistes qui, comme on sait, préconisaient de transformer en douceur des métaux « vils », plutôt que de percer les montagnes ou de ravager les lits des rivières pour quelques quintaux de métal « noble ».

Le second grand moment lithophile est le plus connu puisque les acteurs en furent des écrivains, poètes et penseurs universellement connus comme Novalis. A l’époque où la révolution industrielle faisait ses timides débuts en terre germanique, le minéral fut rattaché, sous des formes et à des degrés divers, au monde « animé » au sens étymologique – depuis les corps célestes (dont la Terre dans sa matérialité) aux cristaux singuliers, en passant par les montagnes et les rochers. Des échos persistants de cette lithophilie romantique sont sensibles jusque dans les mouvements symboliste et expressionniste (années 1890 sqq., 1910 sqq.).

Un troisième moment de lithophilie accrue est repérable depuis une dizaine d’années. Outre des pratiques de loisir et de santé, telles l’escalade libre ou la spéléologie/spéléothérapie, assez répandues aujourd’hui en pays germaniques, il se trouve là des écrivains, penseurs, artistes pour tirer leur révérence au minéral, comme par réaction à l’exploitation, déjà effective ou programmée, du pétrole de schiste, des terres rares et des nodules sous-marins.

Les enjeux intellectuels du colloque sont multiples.

On tentera, d’abord, de mettre à jour en termes de faits une lithophilie germanique, tout comme cela avait été tenté pour l’amour des animaux, lors d’un précédent colloque (Rennes 2004), mais ici sur une plus grande durée et, bien sûr, pour une autre thématique.

Ensuite, on confrontera les différentes manifestations de la lithophilie (les productions culturelles de tous ordres mais aussi les pratiques sociales) pour préciser les époques, les lieux et les milieux. Ce faisant, on s’interrogera sur les continuités et les ruptures, similitudes et disparités, d’ordre historique et thématique.

Une attention particulière sera accordée à la sociologie, dans la mesure où déclarer son amour ou son respect du minéral revient à s’opposer au développement technique et industriel voire capitalistique (cf. monnaies métalliques).

Enfin, les approches comparatistes et transnationales, favorisées par la présence au colloque de collègues de disciplines fondamentalement « extraverties », telle la philosophie et la musicologie, permettront d’apprécier, et peut-être aussi de relativiser la singularité germanique dans le domaine.

 

Comité d’organisation

Marc CLUET, Pr. ém. d’Etudes germaniques (Strasbourg)

Anne FELER, MdC en Etudes germaniques (Metz), Secrétaire de la Société Goethe de France

Daniel LANCEREAU, philosophe (Toulouse)

Denis LEYPOLD, Directeur du Musée de Minéralogie de l’Université de Strasbourg

Comité scientifique

Les mêmes

Gerhard HEIDE, Pr. de Minéralogie (Ecole des Mines de Freiberg/Saxe)

Isabelle LABOULAIS, Pr. d’Histoire contemporaine (Strasbourg)

Jean MONDOT, Pr. ém. d’Eudes germaniques (Bordeaux)

Wolfgang RIEDEL, Pr. de Littérature allemande (Université de Würzburg, Académie des Sciences de Bavière)

Marie-Louise STAIBER, Pr. d’Etudes germaniques (Strasbourg), Directrice de l’EA 1341 « Etudes germaniques »

Jean-Marie VALENTIN, Pr. ém. d’études germaniques (Paris-Sorbonne, IUF)

DESHIMA n°9

Correspondance savante entre la France et les Pays-Bas

Le dossier thématique de ce numéro 9/2015 de Deshima est consacré à l’étude de la correspondance entre savants francophones et néerlandais. Ces lettres sont révélatrices de la richesse des échanges intellectuels qui eurent lieu au cours du XVIIIe siècle dans les milieux jansénistes et, d’autre part, aux XIXe et XXe siècles dans les milieux académiques, en particulier au sein des communautés des historiens, anthropologues, sociologues et indianistes. L’analyse de cette correspondance, pour la plupart inédite, permet de mieux saisir le contexte de la circulation des idées de l’époque ainsi que les contenus de ces transferts intellectuels qui n’apparaissent pas toujours ouvertement dans les ouvrages publiés.

Édité par Thomas Beaufils, Guillaume Ducœur

Pour plus d’informations, visitez la page dédiée.

Revue Recherches Germaniques HS n°10

Des animaux et des hommes, Von Tieren und Menschen

Ce 10ème volume hors-série de la revue Recherches Germaniques entend contribuer au développement, en France, des études animales culturelles et littéraires (Cultural and Literary Animal Studies), champ de recherche apparu aux États-Unis et en Grande-Bretagne dès les années 1980. Ce ‘tournant animal’ fait écho à une profonde évolution des sensibilités et à une prise de conscience de l’urgence face à la disparition toujours plus rapide des espèces.

Pour en savoir plus, lisez son descriptif détaillé.

Colloque « Les relations interculturelles entre les pays germaniques et le monde persan de la fin du XVIIIème siècle au XXème siècle »

COLLOQUE INTERNATIONAL

Les relations interculturelles entre les pays germaniques et le monde persan de la fin du XVIIIème siècle au XXème siècle.
Internationale Konferenz „Der interkulturelle Diskurs des deutschsprachigen Raumes und Persiens (18.-20. Jahrhundert): literarische Rezeption, Wissenstransfer, Spiritualität“

Le colloque est ouvert au public.

Programme – Affiche

Organisé par l’Unité de recherche « Études germaniques » (EA 1341), Université de Strasbourg en coopération avec l’Institut de langue et littérature allemandes et d’interculturalité, Unité de Recherche « Identités, Politiques, Sociétés, Espaces », Université du Luxembourg

Responsabilité scientifique / Verantwortung: Christine Maillard – Hamid Tafazoli

du 11 au 13 juin 2014 – Salle des Conférences de la MISHA

SEMINAIRE DOCTORAL INTERNATIONAL / INTERNATIONALES DOKTORANDEN-KOLLOQUIUM

«  A la croisée des cultures : quels enjeux ? Objets,  problématiques, théories »

« Herausforderungen kultureller Begegnungen : Materialien, Fragestellungen , Theorien »

« Challenges of Cultural Encounters: Materials – Problems – Theories »

11 juin 2014/11. Juni 2014, 9.15-13.00

Lieu /Ort : Maison interuniversitaire des Sciences de l’Homme-Alsace (MISHA), Salle Amériques

Organisé sous la responsabilité de  Christine MAILLARD (« Etudes germaniques », EA 1341) Université de Strasbourg

Avec le soutien de l’Ecole doctorale des Humanités

Enseignants invités /Gastdozenten :

Prof. Dr. Ursula RENNER-HENKE, Universität Duisburg-Essen

Dr. Hamid TAFAZOLI, Université du Luxembourg